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lundi 11 janvier 2010

Is the Benelux the way to go ?

Ah que ne fait-on pas lorsqu'on est insomniaque ? On délire sur l'avenir de l'Europe pardi ! ...

Is the Benelux the way to go ?

Le Benelux est-il notre porte de sortie ?

When thinking about Belgium’s institutional problems, there quickly comes a point where one falls upon a dead end. The Walloons don’t want the social security to be regionalized, the Flemish don’t want to pour anymore money in it, all this while Brussels suffers the embarassing paradox of being third richest region in the EU with an unemployment rate of more than twenty percent. There seems to be no end to the crisis, while a solution quickly needs to be found to help Belgium’s citizens get through these difficult times.

Lorsqu’il s’agit des problèmes institutionnels belges, on se trouve rapidement confronté à un mur. Les Wallons ne veulent pas que la sécurité sociale soit régionalisée, les Flamands ne veulent plus y injecter d’argent, tandis que Bruxelles s’illustre par l’embarrassant paradoxe de sa 3e position dans les régions les plus riches d’Europe et ses vingt pourcents de chômage. Il ne semble y avoir aucune fin à la crise, alors qu’une solution doit rapidement être trouvé pour permettre aux citoyens belges de traverser cette période difficile.

The Low Countries have always had a rich history of union, disunion, love and hate. From the times of the Burgundian Netherlands to today’s Netherlands, Flanders and Wallonia, this small but dynamic region of Europe has always been the focal point of Europe’s fiercest powerplay between the old and powerful countries that surround it. Belgium itself was ruled by the Spanish, the Austrians, the French and the Germans, before becoming a loose federation of Dutch- and French-speaking communities.

La région des Pays-Bas (qui inclut la Belgique) a une longue et tumultueuse histoire d’union, de désunion, d’amour et de haine. Depuis le temps des Pays-Bas Bourguignons jusqu’aux Pays-Bas, à la Flandre et à la Wallonie d’aujourd’hui, cette petite et dynamique région d’Europe a toujours été le point focal des luttes d’influence entre les puissants et anciens pays qui l’entourent. La Belgique elle-même fut à tour de rôle occupée par les Espagnols, les Autrichiens, les Français et les Allemands, avant de devenir une fédération de communautés francophone et néerlandophone.

So, here we are in 2010 and a big institutional crisis that has dragged on for decades. The answer lies maybe in an old, some would even say obsolete organization : the Benelux. Founded in 1948, well before the European initiatives of which the EU is the latest iteration, the Benelux is a loose customs union which gradually provides for greater economic freedom in the three countries that are a part of it. Since the implementation of the Common Market, the Benelux has become redundant and is essentially yet another layer of useless bureaucracy at the taxpayer’s expense.

Donc, nous voilà arrivés en 2010 avec une crise institutionnelle qui dure depuis des décennies. Et la réponse se trouve peut-être dans ce qu’on pourrait appeler une organisation obsolète : le Benelux.

Fondé en 1948, bien avant les initiatives européennes dont l’Union européenne est la dernière forme, le Benelux est une union de douanes peu contraignante qui procure une plus grande liberté économique aux trois membres qui le composent. Depuis la mise en place du Marché commun, le Benelux est devenu redondant et est une couche de bureaucratie additionnelle financée par l’argent du contribuable.

The suggestion would be to transform this useless organization into one of paramount importance, reinstating the Low Countries to their long lost unity. How ?

By creating a confederation regrouping the Netherlands, Flanders, Wallonia and Luxembourg. Belgium as an entity would disappear and its already limited powers would be taken on by the Benelux Confederation or whatever they call it.

L’idée serait de transformer cette organisation inutile en un appareil d’importance fondamentale, en réinstaurant les Pays-Bas à leur unité depuis longtemps perdue. Comment ?

En créant une confédération regroupant les Pays-Bas, la Flandre, la Wallonie et le Luxembourg. La Belgique disparaîtrait en tant qu’entité et ses compétences seraient transférées au nouveau gouvernement confédéral.

A Constitution, submitted to a referendum of all the citizens of the Benelux, shall define the framework of the Confederation.

Une Constitution, soumise à un référundum de tous les citoyens du Benelux, définira la structure de la Confédération.

The legislative system would function much like that of the United States, with a House of Representatives elected according to population and a Senate equally divided between the member states. That would ensure that democracy is respected while ensuring that each member is set on an equal foot with the other. The laws enacted by the member states would be of same level as those voted by the Confederation, like the federal system of Belgium works today.

Le système législatif fonctionnerait à l’image du Congrès des Etats-Unis, avec une Chambre élue en rapport avec la population et un Sénat divisé également entre les quatre Etats membres. Cela assurerait un fonctionnement démocratique tout en mettant tous les membres sur un pied d’égalité. Les lois édictées par les Etats membres auraient la même valeur que celles votées par la Confédération, ce qui ressemblerait au système fédéral belge actuel.

The executive side would work much like the national systems of the Netherlands, Belgium and Luxembourg : a coalition of parties headed by a Prime minister and his/her cabinet.

La composante exécutive travaillerait à l’image des partis des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg : une coalition de partis menés par un Premier ministre et son cabinet.

On the Belgian political stage, the disappearance of Belgium should have little to no effect, as Flanders and Wallonia already have distinct parties and governments. The members of the Belgian government would therefore find it quite easy to reintegrate their respective community and achieve political success.

En ce qui concerne la scène politique belge, la disparition de la Belgique ne devrait pas avoir d’effet notable, vu que la Flandre et la Wallonie ont déjà des partis et des gouvernements distincts. Les membres du gouvernement fédéral belge devraient donc retrouver facilement du travail dans leurs communautés respectives.

As the political parties of the Netherlands, Luxembourg and Belgium are divided along the same lines (Christian Democrats, Liberals, Socialists), there should be little difficulty finding common ground for the Confederated government.

Etant donné que les partis politiques des trois pays se divisent plus ou moins selon les mêmes critères (chrétiens-démocrates, socialistes, libéraux), il ne devrait pas y avoir de difficulté à former des coalitions solides au niveau de la Confédération.

There would be no official language, as in the US, to ensure that no minority (like the German- and Luxembourgish-speaking ones) is left aside. One working language should be used in the Confederation, and that should be English. It would avoid having to employ expensive translation equipment and personnel and would ensure that no language group feel inferior to the other, while using the only practical language of international relations. Furthemore, virtually everyone in the Low Countries speaks or learns English, that is not the case of French and Dutch.

Il n’y aurait pas de langue officielle, comme aux USA, pour s’assurer qu’aucune minorité (en particulier les germanophones) ne soit mise sur le côté. Une langue de travail serait choisie, l’anglais. Cela éviterait le coût prohibitif des équipements et du personnel de traduction, et utiliserait la seule langue viable pour les communications internationales.

Qui plus est, presque tout le monde dans le Benelux parle ou apprend l’anglais, ce qui n’est pas le cas du français et du néerlandais.

Brussels would become the seat of this new organization, because of its bilingual status and proximity to European institutions. Furthemore, the Benelux will have the opportunity to use the buildings of the now-extinct Belgian federal government. Its status should be one of a separate district, akin to Washington D.C.

Rudy Aernoudt’s book ‘Bruxelles : l’enfant mal aimé’ provides for a very enlightening outlook in that respect, even though it only envisions a Brussels D.C. from an EU (and not a Benelux) point of view. Another option would have Brussels as a seperate state, though that would probably make it too confrontational with its only neighbour, Flanders.

Bruxelles deviendrait le siège de la nouvelle organisation, grâce à son statut bilingue et à la proximité des institutions européennes. De plus, le Benelux pourra utiliser les bâtiments désormais déserts de l’ex-gouvernement fédéral belge. Le statut de la ville devrait être similaire à celui de Washington D.C. ou de Brasilia.

Le livre ‘Bruxelles : l’enfant mal aimé’ de Rudy Aernoudt offre une vision intéressante de la question, même si il n’envisage le Brussels D.C. que du point de vue de l’Union européenne (et pas du Benelux). Une autre option serait de faire de Bruxelles un état indépendant, mais cela engendrerait probablement des conflits avec sa seule voisine : la Flandre.

Flanders would gain much needed autonomy in the new Confederation, whose heavily Dutch-speaking majority and English working language would certainly reassure the fears of ‘verfransing’ (French-isation) on the part of Flemish nationalists. It would also no longer be alone in assuming the burden of subsidizing Wallonia, which in turn would probably benefit from a climate of renewed confidence between both communities.

La Flandre gagnerait son autonomie tant convoitée dans la nouvelle Confédération, dont la vaste majorité parle le néerlandais et dont la langue de travail est l’anglais. Cela contribuerait certainement à rassurer les nationalistes flamands sur la ‘francisation’. La Flandre ne serait également plus seule à supporter les coûts des subsides vers la Wallonie, qui bénéficierait elle-même d’un climat de confiance enfin retrouvée entre les deux communautés.

The Netherlands and Luxembourg would gain with the formation of the Benelux Confederation a massive power (28 million people, a GDP close to those of Russia and Spain) and an unprecedented influence on European and world affairs. On linguistic grounds, the Dutch language would regain much needed appeal, what with it being the language of eighty percent of the Benelux’s population. Not to mention its greater attractivity to foreign investors (Benelux is easy on the ear and, unlike the three countries taken seperately, is easily visible on a world map) and international venues such as the FIFA World Cup, which is already a combined bid of Belgium and the Netherlands.

Les Pays-Bas et le Luxembourg gagneraient avec la formation de la Confédération du Benelux une puissance importante (28 millions d’habitants, un PIB proche de ceux de la Russie et de l’Espagne) et une influence sans précédent sur les questions européennes et mondiales. Sur le terrain linguistique, le néerlandais retrouverait son attrait car c’est la langue de quatre-vingt pourcents de la population. Le Benelux attirerait facilement les investisseurs étrangers (le nom est facile à dire et retenir, et le pays est aisément visible sur une carte, ce qui n’est pas le cas des trois pays pris séparément) et des évènements étrangers dont la Coupe du monde de football, qui est d’ailleurs déjà un projet commun entre les Pays-Bas et la Belgique.

Within the EU, the Benelux Confederation would provide much-needed counterweight to the Britain-France-Germany trio and could serve as the voice of small European countries who feel left out of European decision-making processes.

Furthemore, the US-inspired constitution of the Confederation would allow for the integration of other European states in the future, allowing Guy Verhofstad’s vision of a United States of Europe to eventually come true.

A l’intérieur de l’Union européenne, la Confédération du Benelux fournirait un contrepoid bien nécessaire à l’omniprésent trio Grande-Bretagne-Allemagne-France et pourrait se présenter comme la voix des petits pays européens se sentant délaissés des processus décisionnels européens.

Qui plus est, la constitution de la Confédération, inspirée de sa célèbre version américaine, ouvre tout à fait la voie à une adhésion future d’autres pays européens, permettant à la vision de Guy Verhofstad des Etats-Unis d’Europe de voir le jour.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Is skunk ape Real?
http://www.is-bigfoot-real.com/

Anonyme a dit…

Si, probablemente lo sea